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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 21:22

 

 

 

250px-Jean-Baptiste-Camille Corot 012

 

« Travailler à bien penser, voilà le principe de la morale »

Pascal 

 

L’idée selon laquelle la littérature est source de sens et alimente l’œuvre de bien des philosophes n’est certes pas une nouveauté ; mais la parution récente de plusieurs livres relance de façon intéressante la question des rapports entre les deux disciplines. C’est notamment le cas avec Le laboratoire des cas de conscience de Frédérique Leichter-Flack (Alma éditeur, 2012), Un cœur intelligent d’Alain Finkielkraut (Stock Flammarion, 2009), ou encore Le musée imaginaire d’Hannah Arendt de Bérénice Levet (Stock, 2011), trois livres qui, chacun à leur manière, montrent que les œuvres littéraires accompagnent ou stimulent de façon très fécondes des questions existentielles touchant à notre quête de sens et que la conceptualisation philosophique ne parvient pas toujours à pointer de façon aussi vivante et concrète.

 

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Je n’ai jamais douté quant à moi du fait que les œuvres littéraires, et sans doute au-delà certaines œuvres d’art, puissent constituer d’essentiels vecteurs de sens, pour peu qu’elles soient découvertes à point nommé par le lecteur (ou le spectateur) potentiel. Sans doute faut-il parler d’un kaïros, d’un moment opportun, pour la rencontre en question (sans une certaine maturité, il est difficile d’apprécier Proust, Yourcenar ou Woolf). Au-delà de la question de l’âge, certains moments de notre parcours sont plus propices que d’autres à ces rencontres ; à cet égard, les moments de crise de notre vie peuvent aussi, sous certaines conditions, valoir comme des moments privilégiés de ce type de découvertes. Ainsi, la lecture de Dostoïevski, Céline, Virginia Woolf, Fante, Proust, Balzac ou Yourcenar (entre autres) a pu accompagner ma quête de sens et éclairer parfois mes sombres journées et mes nuits sans sommeil. Et cela d’autant plus que j’adhère à la conception proustienne selon laquelle « le lecteur est, quand il lit, le lecteur de lui-même ». Il faut comprendre par-là que l’œuvre nous donne des clefs permettant de pénétrer des régions de nous-mêmes, du monde et du rapport à l’autre auxquelles nous n’aurions pas accès sans elle. Dans ces conditions, initiatrice d’un véritable processus de subjectivation, la rencontre d’un auteur peut, à mon sens, constituer l'une (parmi d’autres) de ces expériences source d’évolution existentielle - notion que je cherche à construire et à mettre en évidence sur ce blog ( Présentation du blog de fraterphilo ). Qui n’a ressenti, en de rares et précieux instants, le sentiment que ce qu’il était en train de lire valait comme actualisation de ce qui était potentiellement contenu en lui n’a pas fait cette expérience privilégiée. Ultimement, ce serait donc cette fonction révélatrice de la littérature qui en ferait la grandeur ; et, d’une certaine manière, c’est cette conception qui constitue aussi une sorte d’idéal régulateur dans mes ateliers socio thérapeutiques ( accompagner la quête de sens ).

 

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Mais, pour revenir aux livres évoqués au début de cet article, il semble évident que la littérature constitue aussi un vecteur de sens pour le philosophe, la pénétrante écriture de certains auteurs étant source d’intuitions fécondes. Elle vaut ainsi comme une approche phénoménologique des réalités vivantes, lesquelles donnent à penser et fournissent un matériau au philosophe. De par leurs œuvres, les écrivains donnent accès à des fines sphères de vérité et de sens. A. Finkielkraut écrit à ce sujet :

« On n’a pas besoin de la littérature pour apprendre à lire. On a besoin de la littérature pour soustraire le monde réel aux lectures sommaires, que celles-ci soient le fait du sentimentalisme facile ou de l’intelligence implacable. La littérature nous apprend à nous défier des théorèmes de l’entendement et à substituer au règne des antinomies celui de la nuance ».

On pourrait dire que la philosophie cherche à se situer d'emblée dans l'universel, alors que la littérature s'attache d'abord à la singularité des faits, des personnages, etc. Mais, ce faisant, paradoxalement - tout en transformant cette singularité, sans jamais l'effacer et en l'accentuant plutôt - elle parvient à rejoindre l'autre (le lecteur) dans sa singularité. C'est alors qu'elle atteint à l'universel.  Dès lors, même si, loin d'être unilatérale, la relation entre les deux disciplines est complexe, certaines de ces œuvres ouvrent souvent la voie du travail conceptuel. Les exemples sont assez nombreux : pour rester dans la modernité, je pense aux diverses déclinaisons du thème de l’altérité chez Sartre – l’aliénation particulièrement – qui doivent beaucoup à Flaubert et Genet, par exemple (L’idiot de la famille et Saint Genet, comédien et martyre). Deleuze fait aussi grand cas de la littérature bien sûr – avec Melville, Conrad, Carol, Lawrence, Fitzgerald, etc. Quant à René Girard, son emploi des écrivains est essentiel. En effet, comme je me suis efforcé de le montrer dans René Girard, l'impensable violence, ce sont eux qui le mettent  sur la voie du désir triangulaire et mimétique, puis de la victime émissaire ; même si, ultérieurement, ces théories trouvent un achèvement avec la science anthropologique.

 

mensonge

 

Ainsi, dans Mensonge romantique et vérité romanesque, la première œuvre majeure de René Girard (injustement méconnue), le sillage littéraire de Sophocle à Proust, en passant par Shakespeare, Cervantès, Flaubert, Stendhal ou autre Dostoïevski, met très bien évidence le désir mimétique et le passage de la médiation externe à la médiation interne (du modèle transcendant au modèle-obstacle de l’individualisme contemporain). A tel point que ce sont les intuitions de ces écrivains qui trouveront par la suite une confirmation anthropologique (dans La violence et le sacré) dans une théorie qui ne prétendra d’ailleurs à rien de moins qu’à rendre compte des origines religieuses de l’homme, du processus d’hominisation, ainsi que de la genèse de la culture et du social ( L'impensable violence ). 

 

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Dans le Laboratoire des cas de conscience, l’auteur propose une réflexion sur des questions éthiques contemporaines qui s’appuie sur des œuvres de Gogol, Kafka, Melville, Dostoïevski ou Camus. Quel est l’intérêt de la littérature en l’occurrence ? Après ce que l’on peut appeler la mort de Dieu, ou encore le déclin des structures traditionnelles – instances qui fondaient l’autorité de principes quasi intangibles - il est de moins en moins possible de se référer à des repères stables et des normes éternelles en matière de morale. Valeurs et idéaux se désagrègent donc ; pourtant nos sociétés n’ont pas moins besoin que les précédentes de se prononcer sur le bon ou le mauvais, sur le permis et le défendu, le bien et le mal, et cela dans un contexte où les progrès scientifiques et techniques nous mettent face à de nouveaux enjeux et à des cas de conscience redoutables - notamment dans le domaine du vivant, la médecine, etc. Dans ce contexte, l’éthique actuelle tend à devenir une véritable casuistique, et chaque cas singulier un cas de conscience. A chaque fois, la réflexion éthique devient donc une sorte de « gymnastique » spirituelle où il s’agit d’intégrer une multitude de paramètres, un équilibre entre des principes (conviction et responsabilité), des acteurs différents, la nécessité d’effectuer en permanence des allers retours entre les principes, les lois, le terrain, etc. Or, en un sens, l’approche littéraire confère le souffle du sens concernant la réflexion sur ces situations réfractaires à une approche uniquement normative, et qui requièrent une nécessaire mobilité, une capacité d’adaptation aux cas singuliers. C’est particulièrement le cas avec sa fine analyse du formidable Billy Budd de Melville (sur laquelle je ne peux m’attarder ici).

 

conrad

 

Il est intéressant de constater que les trois livres en question font référence à la légende du cœur intelligent du Roi Salomon que l’on trouve dans Le livre des Rois de l’Ancien Testament. F. Leichter-Flack et Bérénice Levet montrent que c’est ce cœur intelligent qui amène Salomon à prononcer son fameux jugement. Intelligence du jugement qui ne va pas sans une démarche casuistique, déjà chez Salomon, mais a fortiori lorsqu'elle est appelée à s'appliquer à des questions éthiques contemporaines. Quant à A. Finkielkraut, la légende qui met en évidence la sagesse de très jeune successeur de David lui fournit le titre de son livre. Rappelons cette légende issue du Livre des Rois :

« A l'âge de 17 ans, Salomon fait un rêve. Dieu dit : Demande ce que tu veux que je te donne. Salomon réplique : Donne à ton serviteur un cœur intelligent pour juger ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal, car qui pourrait juger ce peuple considérable? Ce discours plait à l'Eternel, qui répond : Parce que tu m'as fait cette demande, et que tu n'as point demandé une longue vie, et parce que tu n'as point demandé la richesse, et parce que tu n'as point demandé la mort de tes ennemis, mais que tu as demandé de l'intelligence pour comprendre la justice, voici : J'ai fait selon tes paroles; voici : Je t'ai donné un cœur sage et intelligent, tellement qu'il n'y en a pas eu comme toi avant, et qu'après il n'y en aura point comme toi. Et je t'ai même donné ce que tu ne m'as pas demandé, même la richesse, même la gloire, de manière que nul ne sera comme toi parmi les rois tout au long de ta vie. Et si tu marches dans mes voies pour garder mes statuts et mes préceptes, comme a marché David ton père, je prolongerai tes jours. »

 

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 A. Finkielkraut s'approprie en quelque sorte cette légende pour construire une belle problématique : là aussi, nous dit-il, puisque l’on ne peut plus demander à Dieu ce cœur intelligent, à qui adresser cette demande ? A la littérature, répond l’auteur. Voici quelques lignes de son introduction :

« Le roi Salomon suppliait l'Eternel de lui accorder 'un cœur intelligent'. Au sortir d'un siècle ravagé par les méfaits conjoints de l'efficacité technologique et de la ferveur idéologique, cette prière a gardé toute sa valeur. Dieu cependant se tait. Il nous regarde peut-être, mais Il ne nous répond pas, Il ne sort pas de son quant-à-soi, Il n'intervient pas dans nos affaires. Il nous abandonne à nous-mêmes. Ce n'est ni à Lui ni à l'Histoire, délégitimée par un siècle d'horreurs commises en son nom, que nous pouvons adresser notre requête avec quelque chance de succès, c'est à la littérature. Sans elle, la grâce d'un cœur intelligent nous serait à jamais inaccessible. Et nous connaîtrions peut-être les lois de la vie, mais non sa jurisprudence. »

Finkielkraut traite diverses œuvres dans son livre (qu’il a parfois abordées déjà dans sa toujours intéressante émission de France Culture Réplique), et leur donne des développements philosophiques qui touchent à des questions très actuelles. Ainsi, de son interprétation des Carnets du sous-sol de Dostoïevski (pas très éloignée de celle de Girard), de Washington square de James, Lord Jim de Conrad, ou encore La tâche de Roth, qui est passionnante, et très féconde pour penser divers phénomènes actuels (la concurrence victimaire, par exemple).

 

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Mais c’est le traitement du livre de Sebastian Haffner Histoire d’un allemand, avec cet étonnant concept « d’encamaradement » des hommes, qui est particulièrement fécond pour moi, - notamment pour mon cours d’introduction à la philosophie qui touche à la banalité du mal sur la base de l’œuvre d’Arendt et des travaux de M. Tereschenko synthétisés dans Un si fragile vernis d'humanité ( Texte 4. EFFETS DE GROUPE ). Dans ce roman autobiographique, à la fin de ses études de juriste vers 1933, le narrateur est, comme ses condisciples, convoqué par les nazis à un séminaire de plusieurs jours. Alors qu’il redoute de subir un endoctrinement, ce qu’il découvre avec surprise, c’est la camaraderie, la fusion joyeuse dans le groupe. Mais le lecteur comprend vite que celle-ci est un poison dans la mesure où les obligations, la capacité de penser, les valeurs, les « empêchements » qui lient normalement chaque individu sur le plan moral tendent à se dissoudre sous l’effet du groupe, de la franche et grasse rigolade et de la camaraderie virile.

« La camaraderie est un baume aux tourments du soi. A rebours de l’oppression ou de la domination totalitaire, elle s’offre aux hommes comme une irrésistible dispense d’humanité. Elle n’écrase pas, elle allège. Elle n’enjoint pas, elle délivre. Et contre ceux qui peuvent être tentés de trahir le groupe et de cultiver en secret, à l’écart, l’image de l’être aimé, par exemple, elle possède une arme fatale, le rire… A Jüterborg, Raimund Prezel ne s’est pas, comme il s’y attendait, heurté à l’Etat, il s’est enfoncé dans un magma. Ce n’est pas l’uniforme qui a été sa perte, mais l’informe ; ce n’est pas le règlement, c’est la récréation ; ce n’est pas la contrainte, c’est le chahut ; ce n’est pas l’ordre disciplinaire, ce sont les vannes de dortoir ».

On voit bien en quoi ce type de textes fournit un matériau assez extraordinaire pour traiter les problématiques touchant à la question éthiques, sur les  raisons des souffrances que les hommes s'infligent, sur le mal, sa banalité, etc. dans le sillage des travaux d'Arendt bien sûr, mais aussi de Milgram, par exemple.

 

roth

 

Le livre de B. Levet, à la fois fin, cultivé et agréable à lire, est quant à lui très fourni dans la mesure où il s’agit d’une reprise de son travail de thèse qui met en évidence le rapport très important d'Hannah Arendt avec la littérature (principalement, mais aussi la peinture et la musique). Il montre en quoi et comment ces disciplines ont fécondé sa pensée philosophique. Voici donc la 4ème de couverture de ce livre :

«Le Musée imaginaire d'Hannah Arendt : le titre est à entendre en un sens large, comme la métaphore des œuvres littéraires, picturales, musicales qui ont nourri le vocabulaire de sa  sensibilité et de son intelligence. Les commentateurs d'Arendt ont remarqué, souligné la présence de la littérature dans son œuvre - moins, mais il est vrai qu'elles sont plus discrètes, celles de la peinture ou de la musique. Cependant, personne, jusqu'à présent, n'était entré dans son œuvre exclusivement par cette voie. J'ai choisi de l'emprunter afin de comprendre pourquoi elle s'était ainsi volontiers tournée vers les écrivains et les artistes. Quelle est la spécificité de l'approche littéraire et artistique du réel ? A quoi les moyens de l'art doivent-ils d'être, comme elle le déclare, sans rivaux pour raconter la vie de quelqu'un ou dire ce qui s'est passé ? Au terme de l'enquête, la réponse s'impose : l'art est seul, pour Arendt, adéquat à l'étoffe dans laquelle l'existence humaine est taillée. Le fondement de son parti pris artistique est ontologique. Et il n'est pas sans lien avec son expérience du XXe siècle, de l'épreuve et de l'examen des totalitarismes. Ces régimes qui se sont donné pour fin d'humilier et de nier le réel dans ses traits essentiels, de dérober à l'homme son humanité. Toutefois, je n'ai pas voulu simplement ajouter une nouvelle contribution aux études arendtiennes mais tenter de refonder, par le prisme d'une personnalité singulière, notre propre besoin des Humanités concurrencées, aujourd'hui, comme au temps d'Arendt, par les sciences humaines et sociales.»

 

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Outre ses lectures très éclairantes de Blixen (Ah, le beau Finch Atton dans Out of Africa!!), Kafka et Faulkner (mais elle évoque aussi Haendel), entre autres, je retiens aussi deux choses qui ne seront pas sans enrichir mon introduction à la philosophie : 1 - l’extension par Arendt du domaine kantien de la croyance (distinct bien sûr de celui de la connaissance) à celui, plus étendu et plus proche de nos préoccupations, de la quête de sens qui anime les hommes ; 2 - la lumineuse interprétation arendtienne du socratisme : s’il ne faut pas commettre l’injustice, ce n’est pas parce qu’une quelconque instance transcendante nous le commanderait, ni parce que le sens commun m’imposerait de ne pas faire à autrui ce que je ne veux pas subir. Ce qui doit m’en empêcher, c’est l’idée de rendez-vous avec moi-même que l’on trouve chez Socrate (ou même chez Shakespeare – les pièces de cet auteur se terminent toujours par un retour des spectres, mais plus sûrement de la conscience !). La pensée est dialogue, nous dit Socrate. Mais cela signifie qu'elle est d’abord dialogue avec soi-même ; dès lors que je pense, je suis en dialogue avec moi-même. Penser, c’est reconnaître cette indépassable dualité qui constitue notre humanité. Or, qui pourrait, sans honte, passer le reste de sa vie avec un autre soi-même injuste ?

 

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Le rapport entre philosophie et littérature est complexe et mériterait, à lui seul, un traitement bien plus important que celui esquissé ici. On pourrait parler de "rencontre", à la manière de Deleuze, ou encore de "correspondances", comme Baudelaire, voire de "résonances". J'ai, pour ma part, toujours été très frappé des résonances entre, d'une part, l'expérience métaphysique de l'amour, avec sa dialectique rigoureuse du crime et de la rédemption, telle qu'elle est conceptualisée par le jeune Hegel dans L'esprit du Christianisme et son destin, et, d'autre part, le mouvement par lequel Raskolnikof retrouve le chemin de notre commune humanité après son crime dans le roman de Dostoïevski, Crime et châtiment. On ne peut, de toute évidence, évoquer ici des influences réciproques, mais des résonances plus profondes. On pourrait sans doute multiplier de tels exemples de correspondances. 

 

hegel

 

Le cadre restreint de cet article ne m’a pas vraiment permis non plus de rendre compte de la richesse et de la grande diversité (au sens où les œuvres étudiées sont très différente) des trois livres (de F. Leichter-Flack, A. Finkielkraut et B. Levet) que j’incite le lecteur à découvrir, d’autant que je me suis plutôt attaché à mettre en évidence ce qu’ils évoquent pour moi plutôt que d'en faire une recension classique. Il s’agit à cet égard d’un hommage bien évidemment, et ces auteurs ne sauraient donc m’en vouloir d’avoir pris leur livre comme une incitation à penser.

Malgré leur diversité, ces trois ouvrages ont en commun de considérer que la grâce d’un cœur intelligent est liée à la littérature, ou encore à l'art. Les oeuvres en effet contribuent à l'avènement de notre commune humanité en ce qu'elles nous permettent de résister à tous les réductionnismes qui nous reconduisent à la condition de rouages, et nous incitent ainsi à respecter l'impératif catégorique kantien selon lequel en toute chose nous devons nous traiter les uns les autres, pas seulement comme des moyens, mais aussi comme des fins en soi. 

 

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commentaires

windows help online 13/09/2014 13:40

The brain of the philosopher is in the literature. This is my philosophy. The books like an intelligent heart, the Imaginary Museum of Hannah Arendt and the laboratory cases of conscience are the perfect examples of my words.

Pascal Coulon 13/09/2014 13:58

I do agree!! Thanks

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