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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 18:16

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La parution du livre de M. Onfray entraîne bien des réactions, souvent passionnées. Il me semble que cette polémique, provoquée d’abord par les propos caricaturaux de M. Onfray lui-même, risque surtout de disqualifier la critique de la psychanalyse, sans pour autant servir la cause freudienne. Tout se passe comme si devaient se figer un peu plus des positions antagonistes déjà bien sclérosées depuis de nombreuses années, avant même la parution du Livre noir. C’est la raison pour laquelle, dans le Texte 2 de mon blog, que j’ai appelé Texte 2. Pour une critique digne de ce nom , je m’efforçais de trouver une issue à l’alternative qui nous est proposée dans le brouhaha médiatique actuel. A cet égard, je déclarais donc :

« … de façon apparemment paradoxale, ce n’est pas au nom d’une défense de la psychanalyse que j’écris ici, mais bien plutôt au nom d’une critique non caricaturale de celle-ci … il s’agit bien ici de réfuter M. Onfray certes, mais surtout d’adopter une dialectique de telle sorte que cette réfutation fournisse une base pour une critique digne de ce nom, et qu’émerge un débat de qualité autour des problèmes posés par la psychanalyse. »

Dans ce Texte 3, je publie l’article, ou plutôt le billet d’humeur, de mon ami Nicolas Floury, psychologue, philosophe, - et qui s’inscrit dans le sillage des œuvres de Lacan, J. A. Miller et A. Badiou. Dans son texte, il dénonce clairement le livre de M. Onfray. Au-delà de l’accusation de sophisme que je partage puisqu’il s’agissait de l’élément majeur de ma propre réfutation, - et qu’il ne m’en voudra pas de dire que je lui ai soufflée en partie -, N. Floury livre quelques propos concernant la découverte du sujet de l’inconscient par Freud, propos qui m’ont donné envie de réagir. Je profite donc de cette occasion pour reprendre rapidement ensuite, après son texte, différents points de la critique de la psychanalyse que je n’avais pas abordés dans le Texte 2

 

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Onfray encore un effort pour être …  philosophe

Quel homme sympathique ce Michel Onfray. Tout sourire, le verbe haut, ne reculant pas à apostropher les patapoufs, à culbuter les idoles, à dégonfler les baudruches. Homme de gauche, à la gauche de la gauche même, n’omettant jamais de rappeler ses origines modestes, de défendre les petites gens. Quelle verve, quel charisme, vraiment.

Alors nous vient l’idée de l’aider un peu ce cher Michel Onfray. Oui, aidons-le à se hisser au rang des philosophes, nul doute que nous aurions tous à y gagner. Ô, c’est qu’il ne lui manque pas grand-chose, un presque rien. Ne dit-il pas lui-même qu’il faudrait poursuivre ce que Sartre avait initié sous le vocable de « psychanalyse existentielle ». Sartre qui a écrit les 600 pages de L’Etre et le néant pour nous montrer que le sujet ne coïncide décidément jamais avec lui-même, qu’il reste divisé, coupé à jamais de sa propre identité.

Il vous faut franchir le pas Monsieur Onfray, vous y êtes presque. Parce que ce sujet divisé, refendu, clivé, c’est la découverte de Freud. C’est le sujet du désir, le sujet de l’inconscient qu’a su débusquer Freud en écoutant ses patients (et quel talent ne lui prêtez-vous donc pas, disant qu’il le faisait tout en dormant, un formidable génie finalement ce Freud, vous voyez, vous y êtes presque).

Plus sérieusement, c’est que la question aujourd’hui n’est plus du tout d’opposer la psychanalyse et la philosophie. C’est ce qui fait de vous Michel Onfray, un homme du passé, résolument. Il ne s’agit plus en ce début de XXIème siècle d’opposer philosophie et psychanalyse. Quel philosophe contemporain sérieux ne dira jamais qu’il peut désormais penser sans tenir compte de l’apport de Freud. Le sujet freudien, celui de l’inconscient, hante désormais toute philosophie véritable. C’est même à ce trait que l’on reconnaît désormais les grands philosophes, ceux qui deviendront des classiques pour les siècles à venir. Comment refuser Freud, refuser la théorie du sujet que l’on construit désormais à partir de lui, refondant ainsi la philosophie à tout nouveau frais. Ce refus, ce rejet, cette forclusion, c’est ce qui fait que vous n’êtes pas, Michel Onfray, du moins pas encore, philosophe. Tout au plus un sophiste, et on n’en manque guère par nos temps désorientés, on ne vous apprend là rien.

Onfray nous fait ainsi songer à un homme qui aurait découvert, seul dans son coin, en autodidacte, que la Terre décidément n’est pas plate. Il faut annoncer la nouvelle, la rependre, informer l’opinion de toute urgence.  Grande découverte certes, démonstration à l’appui. Mais cet homme, se confrontant aussitôt à ses pairs, s’entend dire que non seulement cela on le savait déjà, mais qu’en plus un dénommé Copernic avait déjà, et il y a fort longtemps, démontré plus encore : la Terre n’est plus le centre de l’univers, mais tourne sagement autour du Soleil. Mais oui, Monsieur Onfray, tout ce que vous dîtes de Freud est non seulement déjà connu de tous, mais tous en ont pris acte, et pensent de ce fait déjà bien loin devant vous.

C’est que Michel Onfray ne veut rien savoir de la découverte (révolution proprement copernicienne) de l’inconscient par Freud. Une telle « passion de l’ignorance », si elle était conséquente et naïve, mériterait même une invitation à déjeuner (c’est ce que faisait Lacan quand il rencontrait un sujet animé d’une telle passion, passion au fond assez rare). Sauf qu’Onfray ne dit pas tant « qu’il ne sait qu’une chose, c’est qu’il ne sait rien », mais tout au contraire, il affirme qu’il sait. Il sait lui qui est le véritable Freud : un simple imposteur. Sa doctrine : trafiquée, truquée, frelatée. Sa vie : celle d’un petit pervers de bas étage. Sa pensée : inexistante, nulle et non avenue.

Onfray n’est donc et ne sera donc pas un philosophe, et on ne peut que le regretter. C’est un Gorgias pour nos temps hédonistes post modernes, un simple sophiste à la verve haute, et qui simplement sait se rendre sympathique (c’est un homme qui s’est fait tout seul).

Au fond quel dommage, cher Onfray, de vous priver volontairement de la formidable découverte freudienne, d’amputer ainsi votre pensée au point de vous priver tout accès possible à la construction d’une grande philosophie pour nos temps présents. Et pourtant Dieu sait que vous êtes l’un de ceux qui en est encore capable.

Aller, encore un effort Monsieur Onfray, tout n’est pas perdu, reprenez les choses du début, relisez donc une fois encore Freud et peut-être deviendrez vous enfin … Philosophe.

Nicolas Floury

 

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Le texte de Nicolas est clairement celui d’un défenseur enthousiaste et passionné de la psychanalyse ; j’aime bien l’idée selon laquelle « Onfray nous fait ainsi songer à un homme qui aurait découvert, seul dans son coin, en autodidacte, que la Terre décidément n’est pas plate », concernant les supposées révélations sur la vie de Freud, - lesquelles seraient censées nous éclairer sur sa philosophie. Mais je suis plus circonspect que lui par rapport à cette discipline et aux découvertes freudiennes. Je tempérerais ainsi l’idée de révolution copernicienne de la découverte de l’inconscient par Freud, dans la mesure où il a certes été le premier à l’explorer réellement, à pousser cette idée dans toutes ses implications, et surtout à en faire une utilisation très particulière ; mais comme le dit M. Onfray, il n’en a pas le monopole : les petites perceptions de Leibniz, et même le désir de Spinoza en sont des prémisses, sans parler de Schopenhauer, et surtout Nietzsche. J’ai remarqué à cet égard que, souvent, le débat est faussé d’emblée parce que les freudiens font comme si toute critique du Maître revenait à nier l’inconscient.

Mais c’est d’abord l’idée de sujet de l’inconscient qui me donne envie de réagir. Dans le Texte 2. Pour une critique digne de ce nom , j’évoquais surtout deux critiques possibles du freudisme, que je qualifierais globalement, l’une de deleuzienne, et l’autre d’existentialiste. Je profiterai de l’occasion du texte de Nicolas pour poursuivre avec quelques petits commentaires de nature philosophique et psychothérapique.

 

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C’est moins l’idée d’inconscient que celle de sujet qui me pose problème. Je dois dire que j’emploie comme beaucoup de philosophes la notion de « sujet », mais qu’elle me met un peu mal à l’aise. Je n’ai certes pas de souci quand je l’utilise de façon fonctionnelle, pour évoquer la relation sujet/objet dans un contexte déterminé, par exemple. Que la notion de "syjet" puisse avoir une valeur pragmatique et fonctionnelle à un moment donné d'une élaboration conceptuelle c'est une chose ; c'en est une autre de lui conférer une valeur ontologique. Telle qu’elle est employée ici, elle me donne le sentiment d’une hypostase, une catégorie ontologique première. Or, cela n’a rien d’évident : dans la perspective de l’empirisme radical de James, par exemple, on part du champ de l’expérience pure, qui précède logiquement la distinction sujet/objet. Ces catégories deviennent ensuite des fonctions du champ. Position métaphysique ayant pour but de saisir l’expérience, toute l’expérience, d’aller vers le réel, la fine pointe du présent - ce qui n’est pas sans incidence sur le plan psychothérapique (les lacaniens diraient sans doute qu’il est impossible de court-circuiter ainsi l’imaginaire…). Le matériau originaire est aussi un arrière plan qui permet de valider le schème dynamique de la conversion - avec toutes ses répercussions ultérieures en psychologie positive (Maslow, etc.).

Qu’il existe des flux pour parcourir le champ, ne fait pas de doutes ; mais que ceux-ci doivent se cristalliser pour produire un sujet désirant, avec la constellation familialiste qui l'accompagne habituellement, c'est une autre affaire. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas des processus de subjectivation, ce qui est bien différent à mon sens. Mais, la psychanalyse, et surtout les lacaniens, me donnent le sentiment de donner emphatiquement une charge au terme "sujet ", comme si une réalité ultime était découverte ainsi. Quel est donc ce sujet qui existerait avant le dispositif et la volonté de savoir par lequel il apparaît, indépendamment donc de la structure de savoir/pouvoir qui préside à son émergence ? De l’inconscient ou non, ce sujet peut-il jamais se manifester autrement que sous la forme d’un sujet assujetti, effet d’une forme ou technologie de pouvoir - de divers discours, d’une volonté de savoir, d’institutions et de pratiques, en bref, un produit de ce que Foucault appelle en l’occurrence le « dispositif de sexualité » ? Sauf à penser qu’une vérité ultime se cache derrière - ou dans - le sexe. Mais, comme le dit Foucault, dans quelques siècles, peut-être nos descendant s’amuseront-ils de cette importance que nous avons accordée à  tout ce qui touche à nos organes de plaisir.

Toutefois, mon scepticisme n’implique pas un pessimisme. D’abord, il convient d’éviter les excès des années post soixante huit : cet assujettissement n’est pas aujourd’hui une tyrannie. Et puis, toujours assujetti, le sujet peut envisager sa liberté sous forme de résistance, c’est-à-dire par des processus de subjectivation de soi par soi, que Foucault appelle aussi des contre conduites.

 

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Une résistance se définit toujours par rapport à une culture, une idéologie, une religion dominante ou majoritaire. Comme exemple historique de contre conduites, Foucault signale les dissidences mystiques des grandes religions instituées. A cet égard, M. Onfray nous dit que le freudisme se constitue à l’origine comme une religion, avec ses laudateurs (Jones) qui écrivent la Légende dorée, son cénacle et ses exclusions (Rank, Jung). Ce n’est, là non plus, pas bien nouveau, et ne constitue pas en soi un motif de rejet à mon sens. Par contre, ce qui m’intéresse, c’est le fait que Jung et Rank fournissent des exemples de résistances, de ces fameuses contre conduites.

Jung et Rank montrent que, au sein même de la psychanalyse, il existe des alternatives au freudisme. D’abord, comme Romain Rolland ou encore W. James[i], Jung refuse le réductionnisme freudien concernant les phénomènes religieux, et il crédite la conversion religieuse d’une valeur psychothérapeutique – et donc d’une vérité pragmatique (c’est aussi l’empirisme radical - et donc élargi - de James, qui l’autorise à valider l’expérience religieuse). Pour en revenir aux préoccupations des autres catégories de ce blog, il existe une relation épistolaire entre Jung et Bill, le fondateur des groupes AA (correspondance que je ne connaissais pas avant la rédaction de mon livre, et qui m’a été fournie par un membre des fraternités), laquelle indique clairement que le psychanalyste zurichois considérait la spiritualité comme une solution à l’alcoolisme : « Spiritum contra spiritus ».

Dans cet ordre d’idées, Jung comme James, ou encore Bateson (autre résistant au freudisme) dans L’écologie de l’esprit, adoptent une position de non maîtrise par rapport à ces problématiques - une modestie, aussi bien pratique que théorique, que l’on aimerait rencontrer plus souvent chez biens des thérapeutes plus classiques. D’ailleurs, et selon un paradoxe qui rappelle ceux des Maîtres zen, la lettre en question montre que c’est précisément le moment de l’abandon de la maîtrise thérapeutique par Jung qui est au principe de la conversion de son patient alcoolique ; tout comme c’est la reddition (surrender) - c'est-à-dire l’acceptation de son statut d’alcoolique - qui permet au dépendant actif de toucher son fond régénérateur et d’entrer dans le programme de recouvrance (voir le chap. 5 de mon livre sur Les groupes d'entraide). Paradoxalement, « le problème, c’est la solution », comme le dit Bateson, mettant ainsi en exergue les vaines tentatives de maîtrise de la crise qui retardent d’autant la démarche thérapeutique.

Dans cette perspective, la notion de sujet est peu opportune. A moins qu'on le considère comme le self, qui se situe au-delà de l’ego. On peut aussi, de façon plus technique (cybernétique), comme Bateson, évoquer une nécessaire remise en question du dualisme du sujet et de l’objet, de l’idée bien ancrée en Occident qu’il existe une volonté détachée de son contexte environnemental, un moi autonome par rapport au tout. Dans le cas de figure décrit par Bateson dans l'Ecologie de l'esprit il s’agit d’abdiquer son ego pour s’identifier comme membre d’une fraternité. Peut-être pouvons-nous dire alors que la dissolution initiale de l’ego permet l’émergence d’un sujet plus authentique, un véritable processus de subjectivation. Ce qui serait une façon de concilier les points de vue psychanalytique et spiritualiste. Sous réserve cependant que l’on accepte l’idée selon laquelle c’est la dimension spirituelle qui permet au processus thérapeutique de trouver une forme d’accomplissement.

 

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Concernant les thérapies de groupes enfin, il existe manifestement une ambivalence originelle de la psychanalyse vis-à-vis de l’objet groupe : d’une part, l’idée de thérapie de groupe pose question dans les milieux psychanalytiques dans la mesure où l’on soupçonne, sans doute avec raison, cette approche de ne pas être assez attentive aux singularités individuelles. On sait ainsi que Freud a émis des résistances à l’idée d’une approche groupale spécifique. Mais, en même temps, le groupe intersubjectif lui a fourni une matrice métaphorique de tout premier ordre pour représenter un premier modèle d’intelligibilité de la structuration et du fonctionnement de l’appareil psychique. En outre, sa conceptualisation des groupes est fortement marquée par son expérience personnelle. Il est notoire que quelques uns des postulats fondamentaux de Freud concernant la horde primitive sont d’une part en lien avec sa problématique familiale, et qu’ils s’élaborent d’autre part dans le mouvement même qui accompagne le conflit avec Jung, conflit qui aboutit à l’exclusion de ce dernier du cénacle originaire.

Dès l’introduction de Psychologie des foules et analyse du moi Freud annonce son intention de ramener la psychologie des foules telle que la conçoit Le Bon (dans Psychologie des foules) à l’analyse du moi. Contrairement à ce que prétend Le Bon, pour Freud aucune nouvelle propriété n’est attachée au groupe, ou à la foule. Simplement, la foule est une situation favorisant l’expression des pulsions ; elle permet en effet à l’individu de dépasser certains refoulements. Plus précisément, la foule serait au principe d’une régression vers des stades primaires de l’évolution individuelle où des pulsions de différente nature s’exprimeraient plus librement.

Je ne peux développer ici ce point, et je renvoie au chapitre 5 de mon livre sur Les groupes d’entraide. Quoi qu’il en soit, ce postulat initial de réduction du champ groupal au champ individuel sera tel que l’ombre du Père de la psychanalyse pèsera sur ce domaine des thérapies de groupe. Il faudra longtemps avant que cette discipline ne lève l’ambiguïté et ne se penche sur la problématique spécifique des groupes - et encore, avec une certaine réticence.

 

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S’inscrivant dans le sillage de A. Badiou, Nicolas nous dit que toute grande pensée moderne se doit de passer par l’apport freudien. Que ce soit sur les plans philosophique ou psychothérapique, j’émettrai un doute à ce sujet : certes, la pensée freudienne de l’inconscient est très importante ; mais, d’une part, il me semble qu’il existe un sillage – Whitehead, Bergson, James, Canguilhem, Simondon et d’autres – peu connu, mais dont la valeur est incontestable, et qui ne doit rien à Freud (sans même parler des wittgensteiniens et consorts) ; d’autre part, il existe des alternatives psychothérapiques minoritaires qui donnent des résultats n’ayant rien à envier à la technique freudo-lacanienne.

A l'encontre d'Onfray, il faut affirmer clairement que, oui, Freud est un grand penseur; et je passe personnellement ma vie à m'en éloigner et à y revenir. Il est donc effectivement incontournable, à mon sens. Cependant, même en admettant  le postulat de Badiou (et de Nicolas), faut-il pour autant considérer que cela implique une quelconque allégeance ? Foucault montrait déjà au début des années 80, dans les Dits et écrits, que Nietzsche, Marx et Freud constituaient une révolution philosophique telle que désormais la vérité ne provenait plus du ciel, mais du sous-sol. L’on sait bien cependant que, si Foucault s’inscrivait explicitement dans la lignée nietzschéenne, il n’adhérait ni au freudisme, ni au marxisme - c’est le moins que l’on puisse dire. Dans le pire des cas, il est toujours possible de se détourner, comme Foucault, de la philosophie. Reconnaître qu’un penseur est incontournable n’implique pas une adhésion inconditionnelle. Plus loin, cette reconnaissance peut très bien se traduire par une résistance à son hégémonie – laquelle résistance, comme le montre Edgar Morin, est toutefois encore une façon de régénérer la philosophie en question.



[i] La correspondance entre Rolland et Freud au moment du Malaise dans la civilisation est bien analysée dans La mystique sauvage de Michel Hulin (PUF). Les phénomènes de conversion ayant des incidences thérapeutiques évidentes font l’objet des Variétés de l’expérience religieuse de William James (1903).

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stephane dieutre 16/05/2010 23:03



Bonjour Pascal,


merci pour ta nouvelle réflexion,


connais tu le travail de dolto sur l'évangile : l'évangile au risque de la psychanalyse. Elle créée là un pont entre psychanalyse (et elle était lacanienne) et foi. On constate que certains
héritiers de Freud ont une conception dynamique et ouverte de la psychanalyse.


 



fraterphilo.over-blog.com 17/05/2010 11:57



Bonjour Pascal,


merci pour ta nouvelle réflexion,


connais tu le travail de dolto sur l'évangile : l'évangile au risque de la psychanalyse. Elle créée là un pont entre psychanalyse (et elle était lacanienne) et foi. On constate que certains
héritiers de Freud ont une conception dynamique et ouverte de la psychanalyse.


Merci Stéphane,


Il faudra que je lise ce livre. Mais je ne doute pas de l'ouverture d'esprit de beaucoup de psy.



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