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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 12:24

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 http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=30395

 

 

Les 10 et 11 juin 2010 ont donc eu lieu les journées nationales de l’ANITEA (Association Nationale des Intervenants en Toxicomanie et Addictologie) à Arcachon.

 

Des intervenants de haut niveau, entre les sociologues G. Lipovetski et M. Cohen, les neuroscientifiques M. Le Moal et J.D. Vincent, quelques psychanalystes (D. Jacques). L’absence remarquée de R. Bachelot, mais la présence du Président de la MILDT (E. Apaire) qui insista sur la nécessité de l’interdisciplinarité et du travail en réseau. Des interventions d’une qualité correspondant à ce niveau, quoique sans grande surprise. Le cadre restreint de cet article ne permet évidemment pas de rendre compte de la richesse de ces interventions (et ce n’est pas le but) ; mais disons que G. Lipovetski continue à filer la trame tocquevillienne du passage d’une société holiste à une société individualiste en la (post) modernisant. Il déploie ainsi toutes les implications de cette mutation en complexifiant la problématique initiée par Tocqueville (sans citer cette source, mais peut-être le fait-il dans certains de ses écrits) pour l’adapter aux contemporains que nous sommes ; et, en l’occurrence, il mit en évidence ce que cette situation entraîne pour les problématiques de dépendance.

M. Cohen effectua une critique de la pseudo scientificité de la psychiatrie depuis une quarantaine d’années : des études sur les neuroleptiques et les antidépresseurs montreraient en effet qu’il n’y a aucune différence en termes d’efficacité entre ceux des années 60 et ceux d’aujourd’hui. Le poids de l’industrie pharmaceutique fut mis en avant dans la détermination des pathologies mentales (comme je le fais aussi dans mon chap. 2) ; en bref, le médicament n’offre que peu de réponse à la détresse, et c’est la même chose depuis 1950. Mais, M. Cohen et M. Le Moal tombèrent finalement d’accord sur le bon et le mauvais usages des neurosciences dès lors que l’on accepte quelques postulats de base des neurosciences (à toute modification dans le domaine mental correspond un événement dans le domaine physique, par exemple), et que l’on sort des versions caricaturales de ces dernières.

Le psychanalyste belge D. Jacques m’a beaucoup intéressé dans la mesure où son exposé consista en un récit de son itinéraire  - récit dans lequel apparaissait une pointe de désabusement. Défenseur, militant et enthousiaste, de la substitution dans les années 70 – 80, ayant une approche humaniste et progressiste, son ton indiquait qu’il en était revenu devant ce qu’était devenue la politique de RDR (mais, je n’ai pu écouter D. Jacques jusqu’au bout pour cause de train de retour pour Paris).

 

C’est, bien sûr, J.P. Couteron, Président de l’ANITEA, qui présenta ces intervenants dans son discours introductif. Je retiens de son discours - dans le sillage de la montée exponentielle de l’individualisme mise en évidence par Lipovetski - la notion de société addictogène dans laquelle nous sommes soumis à des injonctions de plus en plus paradoxales. Globalement, notre société consumériste disqualifie d’emblée les valeurs de prévention, et il est donc paradoxal de faire de l’abstinence la norme dans une société où c’est justement l’excès qui est la norme (mais ne faut-il pas résister justement ?). Une allusion également aux risques d’approche mécanique de la Réduction Des Risques (RDR) - doux euphémisme - qui serait une manière d’éviter d’avoir à se confronter à l’intime de l’usager. Plus généralement, en conséquence des nombreux risques de désaffiliation liés à cette post modernité, J.P. Couteron fit appel aux notions de « capability » chez A. Sen et de « care » – très à la mode ces temps-ci – dans lesquelles il s’agit d’être attentif aux divers éléments permettant de privilégier, non seulement une vie décente, mais aussi la croissance et la réalisation de soi des patients (en l’occurrence).

 

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Quant aux fraternités et à l’abstinence, j’avais un petit espoir de voir ces sujets abordés de façon non dogmatique. La RDR s'étant construite de façon militante contre l'abstinence, de fait, parler aujourd'hui d'abstinence est assimilé à un positionnement politique, réactionnaire, contre la RDR. Ce qui explique la difficulté conceptuelle et le non dit permanent lors de n'importe quelle rencontre entre un représentant de NA et un professionnel, d’une part, mais aussi entre défenseurs de la RDR et professionnels (comme moi) qui osent envisager d’autres possibilités. En bref, comme je l’explique dans un autre article (Texte 1. Livre sur les groupes d'entraide ), je ne vois vraiment pas pourquoi on ne pourrait pas aborder le paysage du soin de façon sereine et non caricaturale sous forme d’un éventail de possibilités au sein duquel l’abstinence serait une alternative parmi d’autres. Concernant cette dernière, il est certes possible de l’envisager de façon uniquement restrictive ; mais j’ai aussi tenté de montrer (Texte 3. Joie de la sobriété ) qu’il était possible de l’interpréter de façon positive, comme un art, une discipline de soi, avec la joie qu’elle procure. Ou encore, ce qui n’est pas antinomique, comme une épreuve, certes, mais qui, bien menée et soutenue, peut être aussi une riche expérience-source d’évolution existentielle.

Enfin, pour être clair concernant la RDR et éviter là aussi la caricature, je rappelle ma position telle que je la définis dans le chap. 2 de mon livre, et qui est la même depuis de nombreuses années :

 

« … qu’il existe des politiques de substitution, voire de dépénalisation, afin d’éviter des souffrances inutiles et injustes à ceux qui ne peuvent faire autrement, nous semble une bonne chose. En bref, qu’il s’agisse là d’une alternative féconde et progressiste, nous ne saurions le contester. D’autant que cette politique s’est avérée incontestablement efficace en termes de réduction des risques d’épidémie (VIH et VHC) ces dernières années. Mais qu’elle devienne hégémonique, qu’elle constitue désormais l’alpha et l’oméga en matière de traitement en quelque sorte, c’est une autre affaire ! Nous sommes parvenus de nos jours à un point tel que toute idée d’abstinence tend à devenir taboue dans les débats au sein des intervenants en addictologie ! »

 

 Il est vrai que ces journées étaient officiellement placées sous le signe des rapports de la médecine et des addictions. Cependant, le Président actuel de l’ANITEA ayant annoncé dans son éditorial de début d’année une discussion sur l’abstinence en compagnie des NA, on pouvait espérer une petite évolution de ce côté. Ces journées étaient quoi qu’il en soit une bonne occasion de donner un signe, si minime fût-il.

Dans cette perspective, mon livre (Les groupes d’entraide) n’est certes pas celui d’une « pointure ». Mais, dans la mesure où il cherche à faire reconnaître la valeur thérapeutique et sociale des fraternités, il a au moins le mérite d’une perspective originale en France. Quoi qu’il en soit, bon nombre de membres des groupes tendent à s’y reconnaître, le point de vue adopté n’étant pas celui surplombant du savant, mais l’interprétation des acteurs sur leur propre expérience. En ce sens, y sont déployés les virtualités, l’horizon, ainsi que les limites de la méthode.

Autrement dit, sans se substituer à qui que ce soit, ce livre, écrit par un intervenant, aurait pu faire l’interface entre professionnels et groupes, au moins symboliquement. Et, compte tenu de la participation à ces journées du sociologue J.A. Suissa – auteur du très critique Monde des AA -, il eût été possible d’éviter tout parti pris en annonçant par exemple en fin de discours la présence de deux auteurs traitant des fraternités de façon très différente. Une telle annonce eût constitué un signe, minime mais tangible, que les propos éditoriaux sus mentionnés constituaient autre chose qu’un simple effet d’annonce politicien. Mais, rien n’est venu, déterminants sociaux et forces corporatives semblant décidément très rigoureux.

 

Pas de surprise donc, concernant la perception, ou l’absence de perception qu’ont les intervenants des fraternités. Encore une fois, il n’en n’est tout simplement jamais question. Pour ces gens, au pire, les groupes sont des sectes, au mieux des sas de transition avant une thérapie réelle, ou même (ce qui est la même chose pour eux) une prise de psychotropes ou de substitution inévitable. Ainsi, mon sentiment de décalage – voire d’étrangeté, ou d’étrangèreté - n’était pas seulement lié au retour de Compostelle, mais à mon point de vue minoritaire sur ce sujet.

Rien de bien nouveau pour moi dans ce déni de reconnaissance ; dans une note du deuxième chapitre de mon livre où je fais une sorte d’inventaire sous forme d’échelle de la reconnaissance concernant la réception des fraternités en France, voici ce que j’écris :

 

«… [au niveau 1 – le plus bas, celui du déni pur et simple de reconnaissance] le Docteur A. Morel (un ancien Président de l’ANITEA, si je ne m’abuse), dans son ouvrage de référence (2003) très complet et faisant consensus dans le milieu du soin en toxicomanie, ne critique pas vraiment les groupes ; pour lui, ils n’existent pas, tout simplement ; il les ignore ostensiblement, se contentant dans un § lapidaire (et perfide ?) de préciser qu’un ancien toxicomane ne fait pas forcément un bon thérapeute ».

 

C’est donc cet état d’esprit que j’ai retrouvé à Arcachon où, après les séances plénières, eurent lieu les symposiums.

Dans l’un d’entre eux, il fut question de groupes d’entraide en alcoologie ; Vie libre, Croix d’or furent cités, mais pas AA. J’en arrive à diagnostiquer jusqu’à une impossibilité de prononcer le nom de NA ou AA, une sorte de tabou, de blocage inconscient, comme ces patients qui éprouvent une impossibilité à symboliser leur expérience. Autre stratégie d’évitement, de déni de reconnaissance que je remarque de plus en plus : l’amalgame douteux, le flou artistique maintenu à dessein entre les groupes d’usagers de drogues et les groupes en 12 étapes. Sous le vocable de « groupes d’entraide » ou de « groupes d’auto support », on ne sait jamais vraiment de qui on parle ; sauf quand il s’agit de critiques : là, les choses sont claires, ce sont toujours les fraternités qui sont visées (religiosité, extrémisme, comportementalisme, etc.). Cependant, je réalise rétrospectivement que le titre de mon livre (Les groupes d’entraide) lui-même – proposé par l’éditeur pour des raisons commerciales – est ambigu, et qu’il participe à ce flou. Il est vrai aussi que – de par leur fonctionnement et leurs traditions – les groupes n’incitent pas à ce que l’on parle d’eux, ou avec eux. De fait, on ne sait jamais très bien ce qui est permis, si l’on ne risque pas un impair par rapport à l’anonymat et aux traditions, etc.

Dans ce symposium, il fut donc question (entre autres) de groupes d’auto support dans les addictions. Sans que personne ne sache vraiment de qui il s’agissait (ASUD et leur journal ? Les bénéficiaires de la substitution ?). Quelles sont ces associations d'auto support ? Dans un domaine où « l'addictologie fait de la politique en prétendant faire de la science », comme le dit l’un des intervenants, ne serait-ce pas une catégorie inventée opportunément pour soutenir la politique de RDR, idée permettant d'alimenter celle d'un toxicomane responsable ?

Autrement dit, pour des raisons idéologiques, corporatives, politiques et psychologiques, des centaines d’intervenants en toxicomanie réunis professionnellement autour de la question des addictions réalisent la performance d’évoquer longuement des groupes fantasmés (censés avoir une conscience politique : parce que des usagers adhèrent à des programmes, ou même à des mesures de dépénalisation, il acquérraient automatiquement une conscience politique), mais de faire l’impasse sur des groupes concrets, constitués (au bas mot) de milliers d’individus « de chair et d’os », comme disait Marx, qui entrent dans des programmes de recouvrance, qui se réunissent quotidiennement pour rester sobres, pour  se soutenir et reconstruire du lien.

 

J’avais pour ma part choisi le symposium sur les soins résidentiels. Nous eûmes, entre autres, un exposé clair sur son expérience socio thérapeutique de G. Van der Straten, Directeur du Centre Trampoline en Belgique. Pour résumer, il s’agit de la variante belge de la méthode Minnesota. Au moment des questions dans la salle, une dame (une administrative, je crois), réagit sur cet exposé, et parla d’un OVNI dans le paysage du soin, pour nous français. Je ne pouvais pas ne pas réagir devant cette remarque qui me semblait extrêmement significative de la situation française, et qui illustrait si bien l’analyse que je développe dans mes chap. 3 et 4. Mal m’en prit : sans doutes fus-je maladroit en parlant de mon livre à ce moment là. Quoi qu’il en soit, à l’évocation des thèmes de l’abstinence et des fraternités, je pris une volée de bois vert, l’hostilité fut palpable, et tous ces travailleurs sociaux « sympas », montrèrent un autre visage.

Ce visage, je le connais. Cette scène de rejet, qui n’est pas nouvelle pour moi, ainsi que celles de l’autre symposium, ne sont que des avatars supplémentaires d’une attitude classique de mépris et d’ostracisme de la part de la corporation des intervenants.

 

Pour être juste, je dirais que les intervenants - travailleurs sociaux, médecins, la plupart des psychologues – n’ont probablement rien contre les parcours de recouvrance dès lors qu’ils en sont les initiateurs ; ce qui les met en concurrence, en tension avec les membres des fraternités (pour des raisons corporatives, politiques, culturelles et géo philosophiques que j’explique dans mes chap. 2, 3 et 4). Mais, en écoutant le Dr Jacques, je me suis souvenu des propos de l’un de ses collègues bruxellois (le Dr Reizinger) que j’avais rencontré dans les années 80, lui aussi initiateur de la substitution (Temgésic). Et je me dis que l’on pourrait être plus féroce envers ces intervenants. En effet, ils ne cessent de mettre en avant la question de l’éthique, le respect dû aux usagers, etc. (d’où la faveur actuelle dont jouit actuellement le care dans ce milieu). Mais par ailleurs, et quoi qu’elle s’en défende, cette corporation est tout à fait perméable aux fantasmes, préjugés, sentiments, pulsions qui traversent la société. Et à cet égard, je décèle aussi pour ma part dans cette attitude un rapport compassionnel, rapport tissé en son fond d’une forme de sadisme, l’usager étant toujours quoi qu’il en soit en situation d’infériorité. De mémoire, le Dr Reizinger écrivait (dans Arrêter l’héroïne) que le toxicomane qui s’en sort réellement éveille la tendance sadique de la société. Comme le sportif qui, aux Jeux Olympiques, ne parvient pas à battre des records, il déçoit : son destin étant de mourir, finir en prison ou à l’asile, s'il ne le fait pas, il dérange inconsciemment (et j’ajouterais : à moins que l’on tire de cette recouvrance des bénéfices en termes de capital social et symbolique, de reconnaissance professionnelle). C’est cette dimension qui manque dans mon chap. 2 expliquant les raisons des résistances aux fraternités en France : si l’analyse en termes de sadisme est juste, inconsciemment, on comprendra que les intervenants mettent toute sorte de freins à cette recouvrance.

 

Les acteurs de cette scène feront bien sûr comme ils le souhaiteront. Je suggère simplement que, sans même parler des différences théoriques et idéologiques qui ne sont jamais que des effets, les déterminants sociologiques et les forces corporatives sont trop puissants, les arrière plans culturels et géo philosophiques trop différents en l’état, pour qu’un dialogue positif ait quelque chance d’aboutir à des résultats concrèts.

Dans ce contexte, de mon point de vue, l’idée de « discuter de l’abstinence en compagnie des NA » relève surtout de l’effet d’annonce, d’une volonté de consensus dont la visée politique est sans doute de positionner l’ANITEA, de la faire apparaître comme une instance œcuménique qui chapeaute toutes les alternatives thérapeutiques. Dans les faits, nous sommes dans le domaine des faux semblants, voire du jeu de dupes. Dès lors, je crois que chacun (les groupes et l’ANITEA) a intérêt à abandonner cette danse - où l’on fait semblant de croire que l’on travaille avec l’autre, que l’on se comprend, alors que les actions concrètes des protagonistes sont antinomiques. A mon sens, chacun ferait mieux de rester soi-même, sous peine d’une perversion mutuelle des principes. Ce ne serait d’ailleurs pas un drame. La vie continue.

 

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Que les intervenants aillent donc au bout de leur logique de RDR, avec les salles de consommation, qui semblent être la grande affaire actuelle de l’ANITEA. Quant aux fraternités, elles ont besoin de faire passer leur message, cette dimension de transmission faisant partie intégrante de leur programme. Mais, ont-elles besoin de l’ANITEA pour cela ? Il existe d’autres alternatives - le lien direct avec le grand public, par exemple, ou encore des instances comme la MILDT (Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie).

Quant à moi, je connais le prix de ma fidélité à mes idées, et je ne crains, ni n’espère plus rien. Ces idées ne consistent pas dans une adhésion aveugle aux principes des groupes, et je partage certaines critiques du livre de J.A. Suissa auquel je vais répondre dans un prochain article. Mais, j’ai aussi quelques arguments face à ces critiques bien connues, et je continue globalement à penser que les groupes méritent plus de reconnaissance dans notre pays. Les politiques de RDR et de distribution de substitution ont certes ceci de positif (entre autres) qu’elles ont permis à des personnes marginalisées de rencontrer pour la première fois les dispositifs de soins. Mais ce n’est pas non plus par hasard qu’un intervenant lors d’un symposium affirma que "les traitements de substitution deviennent une cage après avoir été un instrument de libération ». A cet égard, je persiste à penser qu’une démarche d’abstinence bien menée est une épreuve, mais aussi un vecteur de connaissance de soi, d’estime de soi, en bref une entreprise passionnante de resubjectivation. Et, de ce point de vue, les fraternités, forts d’une expérience maintenant assez ancienne, fournissent un cadre de référence appréciable sur divers plans.

En tant qu’accueillant dans l’association qui m’emploie, je continuerai probablement à recevoir de plus en plus de personnes (ce qui semble être le cas depuis la publication de mon livre) qui cherchent une autre prise en charge que le tout substitution proposé actuellement dans la plupart des Centres. Dans ces conditions, sans doute continuerai-je aussi à être mal vu de la profession, et à aussi peu m’en formaliser.

Et je ne manquerai pas non plus de m’appuyer encore plus sur la consistance de la démarche des membres des groupes pour développer mes propres ateliers culturels et socio thérapeutiques - notamment l’initiation à la philosophie où des séances sur le stoïcisme, l’art d’aimer, ou encore la liberté prennent alors tout leur sens.

 

 

 

 

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