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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 12:26
Modigliani : la brûlure de l'argent

Amadeo Clemente Modigliani (né en 1882 à Livourne, mort à Paris en 1920) constitue l'incarnation de l'artiste romantique dont la biographie alimente la légende, dans le sillage des Géricault, Van Gogh, ou autres Jim Morrisson.

Personnage central du Montparnasse des artistes au début du 20ème siècle - de Picasso, Max Jacobs ou Blaise Cendrar -, peintre d'une grande finesse, beau comme un dieu, charmant et généreux avec ses amis, alcoolique, fumeur de cannabis, mort à 35 ans de ses excès et d'une tuberculose qui ne pouvait se soigner dans ces conditions

Lors d'une toute récente visite à L'Orangerie des Tuilerie, j'ai eu l'occasion de visionner un reportage sur cet artiste : tous les témoignages s'accordent sur son étrange rapport à l'argent. Flambeur, n'ayant pas la moindre velléité d'économie, il fantasme parfois une fortune personnelle - et Blaise Cendrar le croit effectivement issu d'une famille riche au moment où il arrive de Livourne à Paris avec très peu d'argent qu'il flambe très rapidement. Vivre vite : quels que soient ses fonds personnels, il se comportera tout au long de sa rapide existence de la même manière, généreuse, avec l'argent.

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Or, ce qui est plus qu'une anecdote - un véritable régal psy pour ceux qui s'intéressent au transgénérationnel - m'a frappé dans ce reportage : le père de l'artiste se débrouillait mal en affaires et, bien avant sa naissance à Livourne, la famille était criblée de dettes. A tel point qu'au moment de sa naissance dans la maison familiale, les huissiers étaient en train de saisir le mobilier !! Mais, il se trouve qu'une loi italienne stipulait l'interdiction de saisir les objets situés sur le lit de la femme parturiente. C'est ainsi qu'afin de sauver ce qui pouvait l'être, la famille s'efforça d'amonceler un maximum de bijoux et autres objets précieux sur le lit de la future accouchée. Le petit Amadeo est ainsi venu au monde dans ce contexte, au cœur de cet incroyable amoncellement !

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Si l'idée d'une dette originaire, de la question de la légitimité de l'argent pour un sujet, a bien un sens, il me semble que c'est bien ici, et que l'on pourrait décliner cette idée de bien des façons !

Mais je laisse mes amis psy s'amuser avec cette "anecdote"

Modigliani : la brûlure de l'argent
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La transmission de la philosophie et de l'esthétique est une chose difficile qui requiert la concentration de l'étudiant. Elle ne relève donc pas d'un discours démagogique ou sophistique dont la popularité médiatique n'a souvent d'égal que la pauvreté conceptuelle. Inversement, à l'attention des profanes, il ne peut s'agir non plus de procéder selon un discours élitiste, du type normalien. En ce qui me concerne, je dirais que mon but et ma profession de foi, que ce soit dans mes conférences, mes ateliers ou sur ce blog, c'est de tendre à rendre accessibles ces choses difficiles avec un minimum de déperdition conceptuelle.

 

 

 

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Penser la violence ; l'oeuvre de Girard

Paru en Mars 2018 chez HDiffusion, Penser la violence de Pascal Coulon. 20 euro dans toutes les "bonnes librairies"

 

 

La violence a fait au cours des deux derniers siècles l'objet d'une pléthore de recherches dans bien des domaines, et nombreux sont les livres qui ont traité de la question en lui apportant des réponses fécondes. Bien peu cependant l'ont abordée dans sa dimension génétique essentielle de violence fondatrice. Et, pour cause ! Penser que toutes les communautés humaines et l'ensemble des processus civilisateurs, avec leurs rites, leurs cultures, etc., trouvent leurs origines dans une violence radicale qui en constitue la fondation ne va pas de soi ! De ce point de vue, Freud semble bien avoir la paternité de l'idée fondamentale d'un meurtre initial, paradoxalement à la source de la civilisation, de la morale et de la religion. Mais ne s'agit-il pas d'un mythe ? La question de la violence ne requiert-elle pas plutôt une méthode indiciaire, s'appuyant sur des recherches et un matériau anthropologiques ? L'oeuvre de René Girard tend dans un effort continu, magistral et souvent solitaire à remonter contre vents et marées aux sources d'une violence à la fois effective, revenant périodiquement, fondatrice et génétique. Sans omettre les failles de la doctrine, l'auteur met clairement en évidence l'articulation des théories girardiennes, désir mimétique, victime émissaire, méconnaissance, et nous en découvre la fécondité pour penser notre époque. (4ème de couverture)

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LES GROUPES D'ENTRAIDE

Pascal Coulon, LES GROUPES D'ENTRAIDE

Une thérapie contemporaine

Psycho-Logiques
 

De nombreuses personnes trouvent dans les groupes d'entraide des ressources pour lutter contre leurs souffrances, se reconstruire psychologiquement et recréer du lien social. Quel est le véritable potentiel de ces groupes ? Quelles sont les origines de ces fraternités ? Quelles sont leurs valeurs ? Comment expliquer leur relative confidentialité et les résistances que ces groupes rencontrent en France ? Cet ouvrage met en lumière les polémiques qui opposent vainement la psychanalyse aux autres thérapeutiques de groupe face aux sujets addictés.


L'Harmattan, 22,50 euro
ISBN : 978-2-296-10844-8 • février 2010 • 226 pages

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